Rester un minimum soi-même

Tout d’abord je tiens à m’excuser pour cette semaine d’absence… c’est pas très classe pour un tout nouveau blog. Mais j’étais en période d’examens, donc je me suis un peu coupée du monde… mais me voici, de retour ! Avec un sujet qui touche le domaine de la beauté, mais aussi du débat je pense… bref, je vous laisse juger pour vous même ! Bonne lecture : explosion Pour me rendre à la fac tous les matins, j’en ai pour deux heures de bonheur intense en transport en commun. Ce lieu d’échange si agréable… ces regards posés sur vous, les odeurs agréables qui vous agresse le nez et la tête, la pollution qui vous pique les yeux (le passage par Paris oblige…), l’emboîtage des corps en heure de pointe… et je vous passe les quelques autres détails (sympa hein ?) ! Bref tous ces moments si mignons qui vous font passer deux heure de rêve absolu ! Vraiment, merci la SNCF, merci la RATP ! Aller… heureusement mon train de banlieue ne ressemble pas aux métros ou aux RER, j’ai donc la chance de commencer mon voyage et de le terminer dans de plutôt bonnes conditions (j’entend par là, place assise). Et c’est dans mon train de banlieue que j’ai, souvent, le regard qui se vide, la pensée qui part je ne sais où. Je suis donc assise, dans un état de végétation total ! Puis au bout de quinze bonnes minutes, je reviens à moi, et je me met à regarder les gens, non pas à les juger (vous découvrirez au fur et à mesure de ce blog que je suis bien loin des jugements…), mais à imaginer leurs vies… « tiens cette dame, je suis sur que c’est une femme d’affaire ! » ou alors « ça c’est un homme qui ne rit pas souvent… » j’examine chaque traits de leurs visages puis j’arrive plus ou moins à savoir qui ils sont. Depuis petite je « m’amuse » à faire ça, et souvent je suis tombée sur le bon trait de caractère. En fait, en observant les gens, on se rend compte que tout le monde se ressemble énormément, c’en est parfois déstabilisant, vraiment. Disons, entre nous, que je me la joue un peu à la Freud (sans sa folie je vous rassure !). Bref, chacun s’occupe comme il veut dans les transports après tout, non ? Et je voulais justement écrire cette article pour vous raconter un peu ce que j’ai vu la semaine dernière. Jeudi soir plus exactement, après une journée d’examens de maths et de physique… de quoi avoir envie de s’évader n’est ce pas ? J’étais donc assise tranquillement avec une dame à côté de moi, et je regardais une dame tricoter. Elle avait des gestes remplis d’énergie, l’aiguille sauter autour de la laine, c’était très impressionnant ! J’ai alors repenser à mes aiguilles et ma petite pelote de laine à la maison : « il faudrait vraiment que je m’y mette… ». Je regarde encore la dame faire, et mon esprit s’évade… (alors là, il faut imaginer les yeux grand ouverts dans le vide, en train de fixer cette pauvre dame qui doit se dire « encore une droguée ! » ^^) soit, mon évasion n’a pas duré longtemps, une jeune fille est venue s’asseoir juste en face de moi. Croyez-moi ou non, mais cette fille était belle, vraiment ! J’ai baissé les yeux, car moi même je ne supporte pas qu’on me fixe, alors je n’allais tout de même pas la gêner. Puis, finalement, j’ai vu sa longue chevelure tombée donc je n’ai que pu admirer et jalouser de si beaux cheveux… (maintenant vous le savez que trop bien, voir https://lifeiscloud.wordpress.com/le-psychodrame-des-cheveux/). Mais en regardant mieux sa chevelure, j’ai vu comme un problème. En effet, une partie de la longueur était noire comme les racines, avec des reflets brun, puis l’autre partie était en revanche avec des reflets beaucoup plus étranges. J’ai alors regardé les pointes, pas du tout abîmées, elles se portaient à merveille. Et ce n’est qu’en regardant mieux que je me suis aperçu qu’il s’agissait de rajout. La déception ! Forcément, ses cheveux ne pouvaient qu’être beaux ! Et je peux vous dire, qu’une fois que vous le savez, ça fait tape à l’œil. Puis, honnêtement, je trouve ça dommage de mettre quelque chose de faux… certes, ça rajoute de la longueur, ça donne un côté beau mais bon… trop jouer avec le faux je trouve que c’est dommage. Mais après ce qui compte c’est ce que en pense la personne qui le porte. Mais par la suite, il a eu son visage qui m’a tapé à l’œil, ou plutôt son maquillage. Elle avait la forme du visage parfait, forme ovale, avec aucune imperfection sur la peau, des yeux de biche (mais vraiment !) puis des lèvres pulpeuse sans trop l’être non plus. Le problème, les faux cils qu’elle avait, ça se voyait trop, puis ça cassait très franchement l’harmonie de son viage… Sur ses paupières, un trait d’eyeliner absolument sublime, alors imaginez des faux cils qui brisent un peu ce joli trait… (ça passe pas n’est ce pas ?). Deuxième problème, un fond de teint beaucoup trop prononcé, on pouvait sentir l’étouffement de la peau, et voir des surcouches de fond de teint (ou bronzer) sur le visage, sans oublier le blush. Une espèce de grosse tâche rose vers les pommettes… Je me suis demandée ce qui l’avait poussé à tant se maquiller, qu’est ce qu’elle pouvait bien avoir à camoufler pour mettre autant de produits sur son visage ? Vraiment, je n’ai pas compris, car au naturel, ou alors avec beaucoup moins de maquillage elle aurait été tout autant belle si ce n’est plus ! Il est vrai qu’aujourd’hui, rares sont les femmes qui sortent peau nue. Je suis la première à me maquiller pour un rien (juste pour aller chercher une baguette de pain, c’est vous dire !). Alors j’ai commencé à me poser les bonnes questions. Pourquoi suis-je une grande parano de la peau nue ? Et il me semble, que pour ma part, ce soit dû à un manque de confiance en moi. Par exemple, je ne peux m’empêcher de me comparer à celles que je vois. Je les trouve toujours plus parfaites, toujours mieux que moi. Et j’imagine que certaines ressentent la même chose que moi… parce que dans le fond, nous sommes toutes un peu les mêmes. La société, les médias, nous donnent des modèles de vie qui ne sont pas fait pour nous rendre heureuses. Car on est sans cesse comparer, montrer du doigt dès le moindre faux pas. Une femme maquillée aura toujours plus de succès qu’une peau nue… qui généralement sera nommée « garçon manqué »… il n’y a qu’à entendre les hommes parler, ou les médias lorsqu’ils parlent d’une femme qui ose ne pas être comme toutes les autres. Alors, je me suis dis, cette fille dans le train, a peut être énormément de complexe, ou bien c’est peut-être son travail qui veut qu’elle soit parfaite. Parce qu’en vrai elle était quand même parfaite (bon entre nous, forcément de près on voyait trop le surplus mais malgré ça, elle restait belle)… Ou alors, peut-être est-ce son choix… dans ce cas, tant mieux. Car pour moi, tout ce qui compte c’est le bonheur des femmes. Car dans une société qui nous dicte nos pas, qui rend la vie superficielle, il est dur d’être épanoui. Mais là, où je veux en venir finalement, c’est que je trouve ça dommage de se cacher derrière des couleurs… même si encore une fois, je suis la première à me maquiller. Je vous rassure (ou pas), je reste soft. Pas de bronzer, ni blush… pourquoi ? Parce que j’essaie de rester un minimum naturelle tout de même, et aussi parce que j’ai fais une thérapie qui m’a poussé à accepter mon corps avec ses qualités, mais aussi ses défauts. Donc j’essaie d’assumer un maximum. Parce que le jour où vous allez devoir vous démaquillez devant l’homme qui vous a connu que maquillé, ça risque de lui faire un choc… vous savez, un peu comme les soutien gorge méga rembourré… imaginez leurs déception une fois dégrafé… Bref, tout ça pour vous racontez cette petite expérience. Et vous qu’en pensez vous ? En tout cas, malgré tout, ce qui compte c’est d’assumer ses goût, ses choix, et surtout d’être libre ! Car ce qui rend une femme belle, c’est son cœur et son sourire.